Jour 14
Ce matin, Steve réussit à me convaincre de relouer des scooters. Je dois vous dire que la circulation est beaucoup plus dense ici, et ça me fait un peu peur. Oui, je comprends que dans 2 kilomètres nous roulerons sur une route de campagne, mais il faut bien s’y rendre!
Cette fois-ci, le coût est de 15$ par scooter et on nous demande notre passeport en dépôt. C’est plus sérieux! Même les casques ne nous font pas rire! On les trouve presque beaux! On a le droit à aucune explication: je crois qu’ils voient dans nos yeux que nous sommes maintenant des experts!
Les motos sont plus récentes et plus faciles à conduire. Il faut quand même aller faire le plein. 2$ plus tard, nous sommes embarqués dans le trafic et tout va bien. Si nous étions dans une publicité télévisée, ce serait écrit en petits caractères: « Professionnels sur route. Ne pas reproduire à la maison. » Ah!Ah! Sincèrement, je n’aurais pas fait ça dans nos premières journées au Cambodge. Il faut comprendre un peu leur système de conduite avant de s’y aventurer!
Nous arrivons rapidement sur une route de terre orangée. Toute la verdure qui borde le chemin est orangée. Il y a de la poussière partout. Puisque c’est la saison sèche, les champs ne sont pas verts, mais plutôt jaunes et secs. C’est dommage. De temps en temps, nous voyons un timide champ de riz. Mais on voit la vraie campagne tout prêt de la ville.


Nous arrivons à l’endroit où les bateaux embarquent les touristes pour les emmener aux villages flottants. La route de terre continue, mais elle est horrible et vraiment cahoteuse. Seuls les scooters peuvent s’y rendre. On va donc le plus loin que nous pouvons aller et nous ne lâchons pas la route des yeux, car il y a beaucoup de trous!


Nous avons la chance de voir quelques maisons flottantes sur le bord de l’eau et d’autres sur des échafauds. Ils sont adaptés pour la crue des eaux du lac Tonlé Sap. C’est tellement pauvre. C’est tellement pollué, il y a des déchets partout et je ne vous parle pas de l’odeur.



Il fait si chaud, que juste en débarquant de nos scooters quelques minutes, l’eau nous coule au visage et notre gilet est transpercé par la sueur. Malgré tout, les habitants sont souriants et semblent s’être adaptés à tout ça. Ils nous envoient la main.



Nous arrêtons derrière une maison et les enfants nous montrent leurs poussins. Steve me fait la remarque: « Lorsque nous arriverons au Canada et que nous remplirons les papiers de douane, que répondrons-nous à la question suivante: »Est-ce que vous avez visité une ferme dans les 14 derniers jours? »… Devrons-nous considérer cela comme une ferme? 😉

Sur le chemin du retour, nous voyons un immense champ de fleurs de lotus et nous arrêtons. Une famille y habite et y travaille. Un homme dans l’eau cueille des lotus.

Trois autres personnes pêchent des poissons. Deux autres séparent les petits poissons des gros.

La maman cuisine avec sa fille de 11 ans tout en surveillant deux petits garçons qui jouent. Il faut aussi mentionner que la maman, comme beaucoup de femmes que nous avons croisées au Cambodge (entre autres, les femmes de ménage de notre hôtel), portent un col roulé avec une chemise longue par-dessus. Ça doit être tellement chaud!

La jeune fille nous offre 3 lotus et la maman nous montre qu’il y a des fruits (ou noix) à l’intérieur des lotus. On a la chance d’y goûter. C’est très bon. On n’avait aucune idée qu’il y avait quelque chose à manger dans cette fleur!


Il est 11h, c’est l’heure de rentrer et d’aller nous rafraîchir. Porter un casque de moto à 36 degrés Celsius ne serait sûrement pas recommandé par les journalistes de TVA!!
Sur notre chemin du retour, on rencontre de drôles de véhicules…toujours sûrement approuvés par Transport Canada. Ce sont des anciens camions, mais sans capot, ni pare-brise, ni porte, ni toit…ni pas grand chose en réalité. Un volant, un châssis de camion, un moteur et nous voilà en business!! En option, un casque de moto pour le conducteur. Nous avons vu plusieurs fois ce type de véhicule et là, nous avons été capable de le prendre en photo. En voici deux exemplaires:


On a la chance de terminer notre route sur de beaux paysages.



Encore une fois, on passe l’après-midi à la piscine. En soirée, nous allons sur « Pub Street » et nous revoyons la Québécoise qui nous avait photographiés hier. Elle a 21 ans et voyage toute seule. Nous l’invitons à manger de la pizza. Elle partage ses histoires abracadabrantes de voyage avec nous. Entre autres, elle s’est fait mordre par un singe dans la journée et est allée à l’hôpital pour se faire donner le vaccin contre la rage!

Nous avons beaucoup de plaisir avec elle, mais il se fait tard et nous devons nous séparer pour aller dormir!