Les 3 dernières heures, la route se met à tourner dans les montagnes himalayennes et la vue sur les pics enneigés nous apparaît comme par magie.
Nous arrivons à l’hôtel Holiday Hill (http://www.hotelholidayhill.com) à 18h. Il fait encore soleil, car ici, il se couche vers 19h15. Quand nous sortons de l’auto, nous constatons que la température est plutôt fraîche et lorsque nous entrons dans notre chambre d’hôtel, nous constatons également que la température est plutôt fraîche. Au Secours!!! Nous allons mourir de froid!!! Mais non! On nous prête un chauffage d’appoint et nous nous réchauffons autour de lui comme s’il était notre « sauveur »!
Voici la vue que nous avons du balcon de notre hôtel.
Nous allons souper dans un petit resto où on déguste des pâtes et de la pizza pendant que la porte du resto reste ouverte… ouiiiiiii! Une chance que nous avons enfilé la moitié des vêtements de nos sacs à dos avant de venir manger! Sans blague, on garde notre manteau et nos gants! Ça promet, 3 jours dans les montagnes…
Ici, nous sommes au pied de l’Himalaya, chaîne de montagnes qui sépare l’Inde du Tibet. McLeod Ganj est le siège du gouvernement tibétain en exil et la résidence du dalaï-lama. Environ 80 000 Tibétains se sont réfugiés dans la région. On dit que la traversée de l’Himalaya prend environ 3 mois et que près de 2500 Tibétains tentent de le faire chaque année. On estime qu’il sont 350 000 à avoir fui leur pays depuis que les troupes chinoises ont envahi le Tibet, en 1950. Nous avons donc l’impression d’être au Tibet, plutôt qu’en Inde. Plusieurs moines tibétains se baladent dans les rues dans leurs robes rouges.
Dans le village, il n’y a qu’une rue très étroite. Malheureusement, les voitures et les motos peuvent y circuler et c’est très dérangeant, car les conducteurs klaxonnent comme des déchaînés quand ils voient un piéton! La rue cimentée est bordée de canaux non protégés, il faut donc faire gaffe à ne pas tomber quand on se tasse pour laisser passer les voitures! Pas de tuktuk, heureusement. On peut donc commencer à respirer, nos poumons sont contents, car la pollution est quasi absente.



En fin de journée, une petite pluie se met de la partie et nous rentrons nous réchauffer à l’hôtel, où notre chaufferette fonctionne sans arrêt, car il n’est pas question qu’on gèle quand on entre au bercail. On part le ventilateur du plafond pour que la chaleur se répande partout dans la chambre. Il n’y a que la salle de bains qui reste froide. Ce n’est peut-être pas très écologique, mais nous ferons notre part pour l’environnement une autre fois!
Pour le souper, nous essayons un autre restaurant tibétain où plusieurs moines sont attablés. Comme la porte du resto reste fermée, les filles peuvent enlever leurs manteaux! C’est la fête!
De gauche à droite: pain tibétain à la vapeur, soupe aux nouilles, épinards et champignons, et dumplings frits aux légumes. Il faut aussi vous dire que la particularité des restaurants du coin est qu’il faut nous-mêmes écrire notre commande sur le carnet de facture, sans sourire ni explication du serveur ou de la serveuse! On a aussi vu quelques touristes quitter les restos sans avoir compris le système et pensant qu’il n’y avait pas de service! Il faut dire que contrairement aux Indiens, les Tibétains sont des gens timides et cela paraît même dans leur service à la clientèle.


Nous sortons pour le dîner, car la pluie s’est arrêtée. Nous mangeons des pâtes et du poulet, question de se réconforter avec de la nourriture connue! On retourne se promener en ville et faire quelques photos.
En après-midi, nous allons nous faire masser les petits pieds. Nous n’osons pas prendre les massages corporels, car il fait beaucoup trop froid pour se dévêtir! On se fait masser avec notre manteau sur le dos et nos gants! Et un chauffage d’appoint tente tant bien que mal de réchauffer la pièce…
Ensuite, nous allons souper et pendant que nous mangeons une soupe tibétaine et une pizza, je constate que nous n’avons vu encore aucun lézard en Inde, comme dans nos voyages précédents. C’est vrai qu’il fait un peu froid, ici, pour voir des insectes!
Nous retournons à l’hôtel et comme nous refermons la porte de notre chambre, j’aperçois une gigantesque araignée dans le coin de la porte!!!!!!!!!!!!!!!!! Oh my god! On dirait une tarentule!!!!!!
Je vais à la réception en leur disant: EMERGENCY! Et les gars viennent chercher l’araignée brune en l’attrapant par une patte pour ne pas la tuer! On avait peur qu’elle s’échappe et qu’on ne sache plus où elle était partie… Bon, c’est un peu la panique pour Audrey et Sophie. Steve devient donc « Vérificateur professionnel en chef » de la chambre et de nos bagages. Résultat: il n’y a plus âme qui vive ayant plus de 2 pattes dans la pièce. Nous pourrons dormir en paix!


