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Le Caire et ses pyramides – Entrer dans l’Histoire

By janvier 5, 2026No Comments
Jour 1 – En route vers un rêve d’enfance 26 décembre 2024   Cette année, notre voyage en famille nous mène en Égypte. Une destination mythique, chargée d’histoire, de légendes… et de sable dans les souliers.  On coche enfin une destination majeure sur notre liste familiale.   Évidemment, rien ne commence jamais simplement.  Ce matin, c’est tempête de neige à Québec. Gros flocons, routes glissantes, stress maximal… nos vols vont-ils décoller?  Fidèle à lui-même (et à son statut Super Élite chez Air Canada), Steve appelle le concierge. Résultat: nouveau plan de match, on embarque sur un vol plus tôt vers Montréal.  Problème: il faut prévenir Sophie et PO, maintenant installés en appartement, qu’ils doivent arriver plus tôt que prévu.   Sur leur route… gyrophares.  La police les intercepte. Petit moment de panique: ils n’ont pas leur permis de conduire sur eux.  Sophie explique calmement la situation, parle du voyage, du stress, de l’avion… et miracle: aucune contravention. Le karma commence déjà à travailler. Finalement, nous décollons de Québec, arrivons plus tôt à Montréal et avons même le luxe de relaxer au lounge avant notre long vol.  Direction Paris, puis Le Caire. L’aventure est officiellement lancée. Jour 2 – Le choc du Caire et premiers pas en Égypte 27 décembre 2024   Nous atterrissons à l’aéroport du Caire vers 21 h. Dès l’ouverture des portes, on comprend qu’on n’est plus en Amérique du Nord. Tout est intense: les sons, les odeurs, les voix, la chaleur… même la négociation commence avant même de sortir de l’aéroport. On échange de l’argent, on se négocie une mini-van (un sport national en Égypte), puis direction notre AirBnB à Gizeh, une banlieue du Caire qui abrite surtout… les pyramides. Le Caire, ou El Qahirah (« la Victorieuse » en arabe), est une mégapole de plus de 23 millions d’habitants. Une ville chaotique, bruyante, polluée et parfois déroutante… mais aussi vibrante, généreuse et profondément humaine. On a parfois l’impression qu’elle a un pied dans le Moyen Âge et l’autre dans le XXIᵉ siècle, et que chaque coin de rue raconte une histoire.  C’est précisément pour cette raison que nous avons choisi de dormir à Gizeh: un peu de calme, un peu de recul… et, bonus, une vue imprenable sur l’Histoire.   Il est déjà tard quand nous arrivons à l’appartement.  Malgré tout, impossible d’aller se coucher sans provisions.  On sort acheter de quoi déjeuner: bananes, pain, jus, eau…  Sur la route, un petit resto de rue attire notre attention.  Le propriétaire nous sourit.  On entre. Quelques minutes plus tard, on déguste nos premiers sandwichs égyptiens : des ta‘amiya — falafels aux fèves croustillants, nappés d’une tahina onctueuse et relevés par des pickles acidulés (torshi), le tout servi dans un pain baladi encore chaud. L’odeur du pain, les épices qui chatouillent le nez, le brouhaha des petits stands autour… Simple, authentique, et franchement irrésistible. Retour à l’appartement. La fatigue se fait sentir, mais nos esprits sont déjà ailleurs, impatients. Demain… les pyramides nous attendent. Et nous sommes prêts à marcher sur les pas des pharaons..   Jour 3 – Face à l’éternité, Les pyramides de Gizeh et le Sphinx 28 décembre 2024 Dormir à Gizeh a un avantage inestimable : les pyramides sont à moins de cinq minutes à pied. Mais surtout… Steve nous a déniché un appartement avec une vue directe sur elles.  

Au réveil, on ouvre les rideaux.  Silence. Puis… elles sont là. Imposantes. Intemporelles. Irréelles.  4500 ans d’histoire sous nos yeux, au lever du jour. Frissons garantis.

Après le petit-déjeuner, nous partons explorer le site mythique de Gizeh. Devant nous s’élèvent les pyramides de Khéops, Khéphren et Mykérinos, construites vers 2 500 av. J.-C. par trois pharaons de la IVᵉ dynastie.  Un exploit architectural jamais égalé… et toujours inexpliqué à 100 %.  Napoléon aurait déclaré à ses soldats avant la bataille des Pyramides : «Soldats, du haut de ces pyramides, quarante siècles vous contemplent.»

 
  • Khéops (règne vers 2589–2566 av. J.-C.), dont la pyramide est la plus grande et la plus emblématique, haute à l’origine de 146,6 mètres. C’est la seule des Sept Merveilles du monde antique encore debout. Sa base immense de 230 m de côté et ses blocs de calcaire parfaitement ajustés témoignent de la puissance et de l’ingéniosité de l’Ancien Empire.
 
  • Khéphren (règne vers 2558–2532 av. J.-C.), dont la pyramide est légèrement plus petite que celle de Khéops, mais perchée sur une colline, elle paraît presque aussi haute. Elle conserve encore une partie de son revêtement de calcaire lisse au sommet, ce qui la rend reconnaissable de loin. C’est aussi lui qui a commandé le fameux Sphinx, gardien mythique de la nécropole.
  • Mykérinos (règne vers 2532–2504 av. J.-C.), dont la pyramide est la plus petite des trois et il y a un trou. Sa taille modeste est compensée par la finesse de sa construction et les magnifiques statues de ce pharaon retrouvées dans ses temples funéraires.
Nous passons le guichet et entrons dans ce qui est sans doute le site touristique le plus ancien de la planète.

Nous découvrons le Sphinx, ce gardien au corps de lion et à la tête de pharaon, taillé directement dans le calcaire. Il veille sur la nécropole depuis plus de 4500 ans. Mystérieux, majestueux… et étonnamment plus petit qu’on l’imagine, mais incroyablement impressionnant.

Nous flânons tranquillement autour de la pyramide de Khéphren avant de nous diriger vers la Grande Pyramide de Khéops.

Il est presque midi. La file est immense.  On hésite… puis on tente notre chance.  Et là, coup de théâtre: nous sommes les derniers à entrer avant la pause du midi.  Résultat? Nous visitons la chambre intérieure presque seuls.

À l’intérieur, le passage est étroit, l’air est chaud, l’atmosphère est lourde. Chaque pas résonne sur le sol de granite.  On se sent égyptologues et explorateurs.  Nous montons lentement vers la chambre funéraire où reposait autrefois le sarcophage et le trésor du pharaon.  La pierre, l’humidité et le silence créent une atmosphère presque spirituelle.  On ressent la grandeur, mais aussi l’ingéniosité et le travail titanesque de milliers d’ouvriers.  C’est étroit, parfois inconfortable, mais chaque minute vaut le détour.  Une expérience unique dans une vie.  Stéphanie, elle, nous attend à l’extérieur: la claustrophobie a eu raison d’elle… et on la comprend.

 

On poursuit avec les tombeaux de l’Ancien Empire: Meresankh, petite-fille de Khéops, et Kahn Am Ankh, gardien des secrets du roi. Oui, même à l’époque, il y avait des secrets d’État ! Et c’est ici que nos yeux découvrent nos premiers hiéroglyphes. Fascinants et mystérieux.

Près de la pyramide de Mykérinos, des dromadaires nous interpellent… surtout leurs propriétaires!  Après une négociation digne d’un souk, nous montons à dos de dromadaire.

Nous partons en randonnée et avançons vers le désert pour admirer les pyramides alignées à l’horizon. Moment irréel.

Il est déjà tard.  On réalise soudainement qu’on n’a pas mangé de la journée.  Affamés, mais heureux, nous trouvons un restaurant sur un toit pour admirer les pyramides une dernière fois, une pizza à la main.  Nous retournons à l’appartement et admirons un superbe coucher de soleil.

En soirée, direction le souk Khan el-Khalili, cœur historique et commercial du Caire depuis le XIVe siècle. Le taxi nous dépose au portail Bab al-Futuh, l’une des grandes portes monumentales du Caire fatimide. À peine sortis de la voiture, nous voilà projetés dans un autre monde. Devant nous s’étire la rue Al-Muizz li-Din Allah, l’une des plus anciennes artères du Caire historique. On la descend tranquillement, happés par l’ambiance. Minarets, mosquées, madrasas et façades séculaires se succèdent comme dans un immense décor de cinéma. Ici, chaque bâtiment raconte un siècle différent — et sans le savoir, on traverse plus de mille ans d’histoire en quelques centaines de mètres.

Puis, très vite, le souk nous avale. Un dédale de ruelles étroites, des lumières tamisées, des odeurs d’épices, de parfums… Le souk vit, parle fort, négocie, rit — et nous, on se laisse porter.

 

Nous nous installons dans l’un des plus vieux cafés du souk: le café El Fishawi, aussi appelé le Café des Miroirs. Fondé en 1797, un an à peine avant l’arrivée de Napoléon en Égypte, il n’a jamais fermé ses portes depuis plus de deux siècles. Sept générations d’une même famille s’y sont succédées. Rien que ça. En s’asseyant, on a vraiment l’impression de prendre place dans un fragment vivant de l’histoire du Caire.

Autour de nous, les odeurs de narguilé flottent dans l’air, sucrées, fruitées, parfois légèrement anisées, on se contente de les respirer.  Elles se mêlent à l’odeur du thé chaud et à celle du souk tout autour. On commande le thé. Nous essayons le shai barad, bouilli dans un bassin de sable, comme on le fait ici depuis toujours.

À la table voisine, un groupe d’Irakiens met de l’ambiance. Rires francs, musique, discussions animées. Des musiciens passent, jouent de la musique traditionnelle. Et les marchands ambulants continuent de nous proposer leurs articles: fleurs, livres, souvenirs, objets improbables… ils circulent entre les tables pendant que nous sommes assis, sans jamais briser l’atmosphère. Tout fait partie du décor.  On partage le thé avec nos voisins de table. On rit, on jase. Et puis, à la fin, nos amis Irakiens paient notre facture. Générosité à son meilleur.

Le Khan el-Khalili et le café El Fishawi ne se visitent pas. Ils se vivent. Assis là, au cœur de ce chaos parfaitement orchestré, on comprend que c’est exactement pour ce genre de moments que l’on voyage.

Il est passé minuit quand nous rentrons à l’appartement.  Impossible de dormir.  Les images de la journée tournent en boucle dans nos têtes.

Quelle journée de fou et ce n’est que la première journée de 15!   Jour 4 – Aux origines des pyramides 29 décembre 2024 Aujourd’hui, luxe absolu: un chauffeur privé en mini-van vient nous chercher tôt le matin et reste avec nous toute la journée.  Objectif: remonter le temps, bien avant Khéops, là où tout a commencé.  Direction le sud du Caire, en plein désert, vers Saqqarah et Dahshur.  Ce sera notre journée la plus “égyptologue amateur”.   À environ 15 km de Gizeh, le site de Saqqarah s’étend à perte de vue. C’est immense. Tellement immense qu’il faut faire des choix… car vouloir tout voir ici relève de la mission impossible.   Saqqarah était la nécropole de Memphis, première capitale de l’Égypte ancienne. On décide de zapper Memphis pour se concentrer sur l’essentiel.  Nous arrivons à la pyramide à degrés de Djéser.  Construite vers -2650 av. J.-C., la pyramide de Djéser est considérée comme la toute première construction monumentale en pierre de l’histoire de l’humanité.  Son architecte, Imhotep, était un véritable génie: médecin, savant, prêtre… et plus tard divinisé. L’ancêtre officiel des pyramides.  Devant cette pyramide, on réalise un truc: elle est plus vieille que celles de Gizeh. On est littéralement devant le prototype, la version 1.0 des pyramides.

Nous visitons l’intérieur de la pyramide à degrés de Djéser et découvrons un dédale de couloirs étroits, de chambres funéraires et de niches mystérieuses. Les murs sont couverts de bas-reliefs et d’inscriptions racontant la vie du pharaon, ses exploits, ses rituels et ses dieux protecteurs. L’air est frais mais chargé de l’histoire de plus de 4 600 ans, et chaque pierre semble murmurer les secrets d’Imhotep.

Ensuite, nous explorons les environs de la nécropole de Saqqarah, un véritable complexe funéraire. Le site ne se limite pas à la pyramide de Djéser: il comprend aussi d’autres pyramides, des mastabas, des temples, des cours, des galeries souterraines et des sanctuaires funéraires. Chaque espace a sa fonction : offrir aux défunts un passage vers l’au-delà et glorifier la mémoire du pharaon.

Puis vient notre visite de la pyramide d’Unas, dernier pharaon de la Vᵉ dynastie. À l’intérieur, on découvre la chambre funéraire avec son plafond étoilé, ses étroits couloirs et surtout, les premières inscriptions des Textes des Pyramides, des prières gravées dans la pierre pour assurer la protection et la renaissance du roi dans l’au-delà. L’atmosphère est étouffante, sombre, mais fascinante.  Petit moment de bravoure : Stéphanie, qui avait évité les pyramides de Khéops en raison de sa claustrophobie, décide cette fois d’entrer dans celle d’Unas. On retient notre souffle en la voyant se glisser dans le couloir étroit, fascinée par les hiéroglyphes qui courent le long des murs. Et elle ressort, radieuse, fière d’avoir osé, pour découvrir enfin l’intérieur d’une pyramide, sans panique, juste émerveillée.

Nous poursuivons avec la visite de plusieurs mastabas (tombe rectangulaire à toit plat), ancêtre direct de la pyramide.  À l’intérieur:  des fresques incroyablement détaillées.

Mention spéciale pour: – Mereruka, dont les fresques montrent des scènes de chasse, de pêche et de vie quotidienne (on voit presque les gens bouger). – La tombe de Horemheb, avant qu’il ne devienne pharaon. – Les mastabas des “Deux Frères” et des “Oiseaux”.

Chaque mur raconte une histoire.  Pas des dieux cette fois, mais la vraie vie: travailler, manger, pêcher, célébrer.  Touchant et fascinant.

On reprend la van pour se rendre au Serapeum, lieu d’inhumation des taureaux sacrés Apis, considérés comme des incarnations divines.  Ces taureaux étaient momifiés et enterrés dans d’énormes sarcophages de granit pesant parfois plus de 70 tonnes. Oui. 70 Tonnes.  Le site fut redécouvert au XIXe siècle par l’archéologue Auguste Mariette, guidé – selon la légende – par un alignement de sphinx à moitié ensevelis sous le sable. Ambiance mystique garantie.  Marcher dans ces galeries souterraines, c’est irréel. Silence, pénombre, gigantisme. On se demande encore comment ces blocs ont été déplacés.

 

Ensuite, notre chauffeur nous conduit voir la pyramide de Téti… à première vue, on dirait un simple tas de roche (voir photo ici-bas), mais non : c’est bien une pyramide. Son entrée, creusée dans le sol, nous invite à descendre à l’intérieur.

La pyramide de Téti, pharaon de la VIᵉ dynastie (vers -2345 av. J.-C.), se dresse modestement par rapport aux géantes de Gizeh, mais elle cache un secret fascinant : ses murs intérieurs sont couverts des Textes des Pyramides, les plus anciens textes religieux connus de l’histoire, destinés à protéger le roi dans l’au-delà. Les hiéroglyphes, encore étonnamment lisibles, racontent des sorts, des invocations et des rituels. Marcher à l’intérieur, c’est comme toucher du doigt une pensée vieille de plus de 4 500 ans.

Ces lieux nous montrent que même en dehors des pyramides mythiques de Gizeh, l’art et la spiritualité égyptienne étaient déjà incroyablement sophistiqués. Chaque détail, chaque gravure, chaque pierre raconte une histoire — celle de personnes qui ont vécu, aimé, travaillé, rêvé, et voulu laisser une trace dans le temps.

Juste en face de la pyramide, on découvre la mastaba de Mérérouka, haut fonctionnaire de l’Ancien Empire et vizir, un peu le ministre en chef du pharaon. Ses murs sont un vrai trésor pour les yeux : fresques finement gravées montrant la vie quotidienne de l’époque — chasse, pêche, agriculture, repas de fête. On a presque l’impression que les personnages vont sortir des murs et continuer leur activité devant nous. Les fresques témoignent autant de son pouvoir que de sa vie quotidienne, et nous plongent dans une Égypte ancienne incroyablement vivante.

Nous quittons Saqqarah, affamés, on mange rapidement des sandwiches ta‘amiya, des frites et des fruits achetés dans un kiosque de rue.  Les gens sont gentils… et clairement intrigués de voir six Canadiens débarquer ici.

Puis arrive Dahshur. Et là… wow.  Dahshur est le laboratoire secret des pyramides.  C’est ici que le pharaon Snéfrou, père de Khéops, a testé différentes techniques avant la perfection des pyramides de Gizeh.  Snéfrou est l’un des pharaons les plus importants de l’histoire égyptienne. Il est souvent considéré comme le véritable inventeur de la pyramide “classique”.

On commence notre visite par la pyramide rouge, la première pyramide “réussie” (2590 av.JC).  Tunnel étroit, pente raide, chaleur intense. On descend sur plusieurs dizaines de mètres jusqu’à la chambre funéraire. Immense et silencieuse.  C’est ici que repose très probablement le véritable tombeau de Snéfrou.

 

Nous reprenons la mini-van et arrivons à la pyramide rhomboïdale (Bent Pyramid, 2600 av.JC) – Notre préférée.  La pyramide rhomboïdale, avec son changement d’angle en cours de construction, probablement dû à des problèmes de stabilité ou à l’effondrement partiel d’une pyramide antérieure, la rend unique.

On décide d’y entrer.  Le tunnel est le plus long de tous, extrêmement bas.  PO, du haut de ses 2 mètres, est littéralement plié en quatre. Les Égyptiens n’ont pas conçu ce tunnel pour lui, hihihihi!  Il fait chaud, humide. On est seuls. Seuls dans la pyramide.  On descend, puis on monte sur un échafaudage pour atteindre la chambre funéraire.  Des chauves-souris.  Une odeur intense. Heureusement qu’on a nos lampes frontales.  C’est brut, sauvage, authentique. Aucun effet spécial.  Juste nous et 4 600 ans d’histoire.  Clairement le meilleur site de toute notre visite en Égypte.

  

À l’extérieur, on observe la pyramide noire d’Amenemhat III (Moyen Empire vers 1850 av.JC), partiellement effondrée à cause de problèmes structurels et un sol instable. Preuve que même les pharaons pouvaient se tromper.

Soudain, le vent se lève. Le ciel change. On prend ça comme un message clair des momies : “Bon… c’est assez pour aujourd’hui.” ;o)

Le retour est… sportif.  La conduite en Égypte mérite un chapitre à elle seule: pas de feux, klaxons constants, lignes imaginaires, voitures qui surgissent de partout. Notre chauffeur slalome, grimpe sur les trottoirs et nous sort de bouchons impossibles. Impressionnant… et légèrement terrifiant.

Nous arrivons juste à temps pour un autre magnifique coucher de soleil en direct de notre appartement!

De retour sains et saufs, on termine la journée sur un toit de restaurant avec vue sur les pyramides.  Spectacle son et lumière en soirée. Les gars taquinent Steve : “Pas de pierre au rein ce soir, hein?”  Depuis le Mexique, les spectacles son et lumière sont désormais associés à ce traumatisme.  Tout va bien. On profite. Encore une journée complètement folle.

On rentre tard, on prépare les sacs. Demain, départ très tôt pour le Désert Blanc. L’Égypte ne ralentit jamais… et nous non plus.

 

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