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Road trip en Turquie

By Décembre 23, 2025No Comments
Journée 9– Début du road trip en Turquie Dimanche 5 juin 2022 Aujourd’hui, nous entamons notre road trip de 4 jours, avec 500 km au programme, sans aucune réservation d’hôtel avant la Méditerranée où nous avons loué une villa. Après un bon petit-déjeuner et les derniers préparatifs, nous quittons notre  »grotte-hôtel » à 10h00. Après deux heures de route, nous faisons notre première pause au Lac Nar (Acigol Golu) pour étirer nos jambes. Ce lac est né d’une éruption volcanique, entouré de montagnes, certaines encore enneigées. Les sources thermales alentours ajoutent un charme supplémentaire: un véritable joli petit coin naturel.

Nous reprenons la route et arrivons au canyon de Ihlara. Au fond, une gorge de 16 km permet normalement de randonner, mais à 32 °C et le ventre vide, parcourir tout le canyon à pied nous semble un peu ambitieux. Nous décidons donc de parcourir la distance en voiture et arrivons à Belisirma, charmante communauté où les commerçants installent leurs tables au-dessus de la rivière. Diner au son de l’eau et des canards qui glissent sous nos pieds : un vrai moment de détente.

 

Nous reprenons la route à 14h pour environ 4 heures de trajet. Tout près de Ihlara, nous faisons un arrêt à Kayabasi, célèbre pour son panorama, c’est ici qu’ils ont filmé une scène de Star Wars. Le sol volcanique rouge et noir, les maisons troglodytiques et les montagnes au loin donnent vraiment l’impression d’être sur une autre planète.

La route est agréable et fluide, majoritairement sur autoroutes ponctuées de villages où nous ralentissons par prudence, limités à 90 km/h pour respecter la loi locale. En traversant Konya, ville de 2,5 millions d’habitants, nous sommes agréablement surpris par l’absence de trafic.  En quittant Konya, la route monte en montagne et la température chute rapidement à 15 °C ! Wow, ça c’est une belle température comme nous l’aimons. Nous sommes dans la région des lacs et montagnes. Le paysage nous fait beaucoup penser à Kelowna au BC. Un peu désertique, mais avec des conifères et avec des champs de vergers, cerisiers, pêchers entourés de belles montagnes et de lacs. Des fois, le paysage nous fait penser à la Toscane avec les cyprès, les champs de blé, les vignes en collines et les maisons aux toits rouges, sauf que le minaret avec l’appel à la prière nous rappelle que nous sommes en Turquie! C’est vraiment joli.

 

À 18h30, nous arrivons au , turquoise de 500 km2 et entouré de montagnes. Sans réservation, nous partons à la recherche d’un hôtel sur la petite presqu’île qui borde le lac. Après avoir visité quatre pensions-hôtels, nous choisissons une superbe chambre familiale avec balcon privé et vue sur le lac. Nous apprenons la méthode de reniflage d’oreillers et la visite des toilettes à Rose!  Sauf qu’à 18 ans, sauter sur les lits pour valider le confort et regarder dans la douche pour voir s’il y a de la moisissure, ce n’est pas trop d’actualité.  En réalité, Rose nous apprend qu’on devrait plutôt valider la rapidité de la connexion internet… logique!

Nous admirons le coucher du soleil depuis notre balcon de notre pension Choo-Choo, avant de souper sur place:  perche fraîchement pêchée du lac, très bonne, malgré la fumée de cigarettes d’un client qui s’invite à notre table… classique en Turquie ! Le propriétaire, parlant très bien anglais, nous informe que le lac a perdu environ cinq mètres de niveau en trois ans. Le changement climatique est en cause, et qu’il y a eu moins de neige les dernières années.  Oui, neige… car ici, il y a l’hiver.  Il y a même une station de ski à 5 minutes du village. Toutefois, la vraie raison, c’est que les agriculteurs de la région pompent de plus en plus d’eau pour arroser leurs vergers.  Il y a 10 ans, les gens avaient de petits vergers, mais aujourd’hui, la région est maintenant le producteur no 1 de la Turquie… donc facile de comprendre où va toute cette eau! Une leçon de géographie et d’écologie en direct.   Journée 10 – De la presqu’île aux châteaux de coton Lundi 6 juin 2022 Nous commençons la journée avec un excellent petit-déjeuner au bord de l’eau, tout en sachant que 350 km nous attendent avant d’atteindre Pamukkale. Avant de partir, nous profitons de la tranquillité de la presqu’île pour donner une leçon de conduite manuelle à Rose et Audrey. Les filles sont stressées, mais après quelques essais maladroits, elles saisissent enfin le principe… et réussissent à avancer ! Petite victoire matinale.   Nous quittons le village et, une heure plus tard, faisons halte au lac Burdur. Malheureusement, la situation est critique: la sécheresse a presque fait disparaître le lac. Un spectacle à la fois impressionnant et inquiétant. Heureusement, nous trouvons un petit restaurant au bord de l’eau pour diner. Ensuite, cap sur le lac Salda, surnommé la « Caraïbe turque » pour son bleu turquoise et entouré de champs de lavande. Nous nous arrêtons pour mettre les pieds dans l’eau, argileuse au fond. Certains locaux s’en servent même pour se faire des masques naturels. Dans le village voisin, les produits à base de lavande ne nous impressionnent pas trop, et nous passons notre chemin.

C’est alors que nous faisons une rencontre inattendue: une cigogne et ses deux bébés dans un nid au sommet d’un poteau. Nous nous arrêtons pour photographier ce moment, et c’est là que nous rencontrons de petits messieurs turcs. Steve les approche d’un pouce dans les airs et se dirige vers eux. Évidemment, ils ne parlent pas un mot anglais.  Bon, nous tentons de leur dire qu’ils sont très mignons avec leurs chapeaux et leur esprit de camaraderie.  Quand nous tentons de les prendre en photo, ils sont tous bien fiers et prennent la pose avec joie.  Ils nous écrivent leur adresse pour qu’on leur envoie la photo.  C’est exactement ce genre de moment que nous adorons en voyage.

 

Une heure plus tard, nous descendons des hauts plateaux confortables à 24 °C pour rejoindre Pamukkale, où la chaleur atteint 36 °C. Sans réservation, nous visitons plusieurs hôtels et pensions avant de nous décider pour le Melrose Point View Hotel, avec la vue de notre balcon sur l’attraction principale: les célèbres châteaux de coton.

Pamukkale, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, est un paysage irréel de bassins blancs formés par des sources chargées de calcite. La dynastie des Attalides y créa la station thermale de Hierapolis vers la fin du IIᵉ siècle après J.-C. et Cléopâtre elle-même y aurait pris ses bains.

Nous décidons d’aller admirer le coucher du soleil depuis le sommet de la falaise. Malheureusement, les bassins secondaires sont asséchés. C’est moins spectaculaire que prévu, mais nous savons que la couleur blanche caractéristique du site dépend de la gestion humaine : il faut assécher les bassins pour que le soleil et la calcite produisent la teinte immaculée. Les bassins principaux, eux, sont artificiels pour permettre aux touristes de se baigner. En fin de journée, nous trouvons un peu de solitude pour profiter du site.

   

Heureusement, nous ne sommes pas en haute saison : les hôtels, restaurants et sites touristiques sont tranquilles, ce qui rend la visite encore plus agréable. Nous admirons le coucher du soleil et quittons Pamukkale à la noirceur, impatients de découvrir ce que demain nous réserve.

  Journée 11 – Journée détente à Pamukkale Mardi 7 juin 2022 Aujourd’hui, rien de prévu: nous profitons pour dormir un peu plus longtemps et déjeunons à 9h. Les petits-déjeuners turcs ne sont pas exactement notre coup de cœur: tomates séchées, olives… probablement délicieux pour d’autres, mais moins notre style. Heureusement, on trouve toujours du bon pain, un œuf à la coque et de la confiture pour compléter le tout. Ce n’est jamais le bonheur total, mais ça dépanne. Pendant que les filles se relaxent à la piscine, nous nous mettons à jour sur nos blogs et faisons un peu de lavage. Pour diner, nous descendons au centre-ville et optons pour un restaurant indien. Changement de saveur bienvenu: c’est délicieux! Sur le chemin du retour, nous arrêtons admirer Pamukkale vue d’en bas.  Il y a tout plein de canard sur le lac et de jolies fleurs.  Tout près de notre hôtel, un fermier nous fait visiter son verger : cerises, grenades et même des ronces. Il est bien sympathique de partager ses connaissances avec nous.  

L’après-midi, la chaleur est écrasante: 34 °C. Nous restons donc au frais, soit dans la chambre, soit à la piscine, histoire de se protéger du soleil. En fin de journée, une petite promenade dans le centre-ville nous mène à un marché de fruits et légumes, où nous achetons des bananes pour le petit-déjeuner du lendemain.

Nous tentons ensuite de comprendre le mystère des bassins des châteaux de coton. Personne ne semble savoir comment fonctionne le système: la seule personne qui ouvre la valve connaît l’horaire. Les hôtels sont découragés: si les bassins sont vides, les visiteurs sont déçus, mais le site génère trop de revenus pour publier un horaire officiel. Comme quoi, C’est pire que le secret de la Caramilk!     Pour le souper, nous allons au Hiera Coffee and Tea House, un restaurant qui fonctionne normalement sur réservation. Sans forfait cellulaire, impossible de réserver en ligne, mais le gérant nous accueille quand même. Le café est charmant et la nourriture excellente. Le moment le plus drôle : le serveur nous apporte environ 25 bouteilles de sauces sur notre table de 6 pieds de long (voir photo ci-dessous). Du jamais vu! Nous finissons par lui expliquer que nous ne pourrons pas tout utiliser. Il semble surpris, mais retire les bouteilles avec tristesse. À la fin du repas, il nous offre thé, café et croissants au chocolat, et en partant, 4 bouteilles d’eau pour la route. Tout un service ! On comprend pourquoi le restaurant est numéro 1 sur TripAdvisor. La soirée se termine par une flânerie tranquille dans la ville, puis nous rentrons nous coucher, reposés et prêts pour la suite du road trip.   Journée 12 –De Pamukkale à Olüdeniz Mercredi 8 juin 2022  

Nous nous réveillons tôt, à 6h30, pour admirer le château de coton avant le départ. En ouvrant les rideaux, surprise : une montgolfière survole la colline blanche. Le spectacle est magique. Nous arrivons sur le site dès l’ouverture, à 7h15. Il y a peu de monde, mais nous sommes un peu déçus : aucune eau dans les bassins, sauf ceux réservés aux touristes. Pas tout à fait la magie turquoise que nous espérions.

 

Nous profitons tout de même pour visiter le musée. Fascinant : de nombreuses pièces grecques, romaines et byzantines, certaines remontant à 1200 ans avant J.-C. Seulement un petit pourcentage du site a été fouillé, mais le musée regorge de sarcophages, statues, pièces d’argent et poteries.

   

Ensuite, nous grimpons jusqu’au théâtre. La vue sur la vallée et les montagnes est superbe. Comme toujours dans ces théâtres antiques, il est facile d’imaginer les habitants d’il y a 2000 ans assis pour écouter les débats politiques ou assister aux duels de gladiateurs. Impressionnant.

   

À 9h, nous prenons un petit-déjeuner rapide à l’hôtel puis quittons Pamukkale pour Fethiye, avec environ 3h de route devant nous. Nous choisissons les petites routes pour profiter pleinement du paysage : bergers avec leurs troupeaux, montagnes, forêts de pins, pics encore enneigés. Un arrêt nous permet de photographier une tortue que nous déplaçons hors de la route, puis une halte dans un petit restaurant local pour un gozleme et un ragoût de mouton. Les locaux jouent aux cartes et prennent le thé, une scène typique et conviviale.

  Nous arrivons à Fethiye vers 14h30, une grande ville méditerranéenne. Pas vraiment fans des grandes villes, nous décidons de rejoindre Olüdeniz, célèbre pour son lagon bleu. Sans réservation, nous explorons d’abord un hôtel à mi-chemin sur la côte, charmant, entouré de citronniers et orangers, avec piscine et vue magnifique. Après avoir vérifié d’autres options plus proches de la plage, nous revenons à notre hôtel initial: plus tranquille pour dormir. Nous enfilons nos maillots et partons pour la plage vers 16h.  En effet, la plage est vraiment belle pour les yeux, mais pas pour les pieds!  Ce n’est pas du sable, mais des millions de petits cailloux ronds polis par la mer.  En plus, au centre du village, il y a des bateaux pirates ‘’party boat’’ qui mouillent à l’ancre et qui prennent trop de place dans le décor avec leur musique.  Nous décidons de nous en éloigner et nous nous dirigeons vers le lagon bleu.  Nous trouvons un peu de tranquillité. Reste que la plage est remplie de chaises longues et de parasols qu’il faut louer pour s’assoir.  Comme nous sommes en fin de journée, le gars nous laisse nous asseoir gratuitement.  Les filles en profitent pour s’y baigner.  C’est la première fois que Rose met ses pieds dans la mer!  L’eau turquoise est un enchantement malgré sa fraîcheur. Assis sur nos chaises longues, nous admirons une trentaine de parapentes qui descendent vers la plage : le spectacle est impressionnant.   Nous sommes sur le point de quitter la plage, quand nous croisons des hommes d’une quarantaine d’années qui dévisagent les filles.  Un peu intimidées, elles ne se sentent plus à l’aise de se promener en costume de bain.  Nous trouvons un endroit pour nous changer et nous partons à la recherche d’un resto.  

Nous trouvons une terrasse sur le toit, bondée mais accueillante. Cocktails, calmars frits, coucher de soleil sur la plage : un moment parfait.

 

À 21h, nous quittons le restaurant et croisons un vendeur de parapente. Il nous explique le fonctionnement et les prix : une des meilleures destinations au monde pour ce sport extrême. Tentant ! Après discussion, nous décidons d’offrir à Audrey son premier saut en parapente pour ses 18 ans. Elle sera accompagnée de Steve, et la joie illumine son visage : un cadeau inoubliable pour une journée déjà riche en découvertes.

  Journée 13 – C’est la Fête, Parapente et Kalkan Jeudi 9 juin 2022 Réveil à 7h pour Steve et Audrey, tandis que Rose et Stéphanie restent au lit. Petit-déjeuner rapide, et nous partons pour le village à 8h20. Avant de revoir le gars rencontré la veille, nous voulons jeter un œil à une boutique spécialisée uniquement dans le parapente. Sur le chemin, nous découvrons Fly Infinity, une compagnie qui respire le professionnalisme. Le propriétaire, qui parle très bien anglais et vole souvent à Vancouver, nous rassure immédiatement. Le prix est légèrement plus élevé que celui de la veille, mais ici, c’est du sérieux. Il nous confirme que seules deux places restent pour le vol de 9h : nous acceptons sans hésiter. En moins de 20 minutes, nous sommes dans un van en direction du point de départ.   La route vers le sommet à 1 800 m est… intimidante ! Hyper sinueuse, une seule voie, précipices de chaque côté, et notre conducteur roule à plus de 60 km/h en jouant à une course avec d’autres vans. Des vrais malades!  Disons que la route était plus épeurante que faire du parapente.  Au sommet, nous sommes chacun assignés à un moniteur.  Audrey tombe sur le plus flamboyant de toute la gang.  Comment vous le décrire… Pensez à la couleur de votre choix et il l’a sûrement sur son gilet ou ses pantalons!  Il est super cool. Il fait du parapente depuis 17 ans (le même âge que Audrey!), c’est son métier.  L’hiver, quand la saison touristique est terminée en Turquie, il quitte pour aller faire du parapente ailleurs dans le monde.  C’est un vrai pro!  

On nous explique les règles de base pour le décollage et nous attendons notre tour pour nous lancer.  Audrey s’envole la première.  Aussitôt qu’elle quitte, elle se met à tournoyer pour prendre de l’altitude grâce à un courant chaud.  Elle est la seule à faire cela, car tous les autres participants ne font que descendre.  Je la regarde faire son vol et je sais qu’elle est entre bonne main. 

Mon tour arrive ensuite. Mon pilote est un vrai adepte de sensations fortes : instructeur de parapente et de plongée sous-marine. Je lui explique que c’est mon deuxième vol, avec déjà un parachute à mon actif ; il propose alors deux options : normal ou extrême. Je choisis extrême. Au décollage, nous prenons un courant chaud, tournoyons et profitons d’une vue panoramique extraordinaire à 1800m : Méditerranée, montagnes et lagon bleu-vert. À mi-parcours, il me confie les manettes: sensation incroyable de contrôler le vol et d’exécuter quelques manœuvres. Puis vient le clou : un 360 degrés en vrille, la force G qui nous presse contre le harnais, et un atterrissage parfait sur la plage. Wow, un vol mémorable !

De retour à l’hôtel, nous partageons nos sensations avec Stéphanie et Rose avant de reprendre la route vers la vallée des Papillons. Nous arrivons au sommet, la vue sur la mer et la plage turquoise au fond du canyon est spectaculaire et nous en profitons pour diner.

 

Nous continuons ensuite dans l’arrière-pays, en montagne, longeant la mer jusqu’à Kalkan, où nous avons réservé une villa, pour 4 jours, de deux chambres avec piscine infinity et vue à couper le souffle. Bonus : ping-pong, baby-foot et jacuzzi dans la chambre ! J’ai oublié de vous dire que pour se rendre à la villa, nous devons monter une côte super à pic.  Ma première tentative, à mi-chemin, le moteur de l’auto a calé et j’ai dû redescendre la côte sur le reculons. C’est le genre de côte que tu ne veux pas monter et descendre à toutes les deux minutes.   Et lorsque nous quittons la Villa, nous avons l’impression de tomber dans le vide telle que c’est apique.  Donc, nous calculons nos sorties. 

  En soirée, nous descendons au village de Kalkan, charmant et piétonnier, comparable au Quartier Petit Champlain à Québec. Nous trouvons le fameux restaurant Kalamaki, recommandé par le Lonely Planet et fréquenté par Gordon Ramsay lorsqu’il visite la région. Terrasse avec vue sur mer et montagnes, vin blanc, coucher de soleil : la soirée est parfaite, et la nourriture exquise.  Quel bon endroit, nous recommandons fortement.

En flânant ensuite dans les ruelles, nous rencontrons un bijoutier local, anglophone et très sympathique, intrigué par notre accent québécois. Quand nous lui disons que nous sommes Canadiens, il est vraiment content.  Il nous dit qu’il veut immigrer au Canada et que c’est le meilleur pays au monde.  Nous jasons un peu avec lui et nous lui demandons ce qu’il fait dans la vie.  Il nous dit qu’il est bijoutier et que sa boutique est juste en face.  Nous allons y jeter un coup d’oeil.  Steph tombe en amour avec une bague.   C’est sa fête dans un jour et ce sera nos 25 ans d’anniversaire de rencontre en octobre.  Donc pourquoi pas! Nous négocions un peu et acceptons son offre.  Le proprio et son partenaire d’affaires nous offrent le vin blanc.  C’est la fête dans la boutique!  Il y a 3 couples d ‘Anglais qui arrivent.  Ils prennent du vin et viennent prendre possession d’une bague qu’une des femmes a acheté la veille.  Il est presque minuit quand nous quittons le magasin… et oui, minuit!  

   

De retour à la villa, on joue un peu au Ping-Pong!

On se couche vers 1h du matin, heureux de cette belle journée. C’était la fête au village! 

  Journée 14 –  Fête à Patara et plage dorée Vendredi 10 juin 2022 : C’est la fête de Stéphanie ! Nous nous réveillons tard et profitons d’un déjeuné-dîner tranquille. Vers 15h, nous nous préparons, appliquons de la crème solaire et partons pour la plage. Avec 32 °C au thermomètre, nous préférons profiter de la mer en fin de journée pour éviter les coups de soleil. Notre destination est la plage de Patara, à 10 km de la villa. Pour y accéder, il faut traverser le site d’une ancienne cité grecque, avec ses vestiges et son théâtre antique. Après un court trajet et cinq minutes de marche depuis le stationnement, nous découvrons une plage sablonneuse dorée de 18 km. La plage est protégée : interdiction d’y rester après 20h, car elle sert de site de nidification pour les tortues de mer. Un gardien parcourt le sable en soirée, identifiant les nids et posant des triangles en fer pour les protéger. L’eau turquoise est légèrement fraîche, mais nous nous baignons tous avec plaisir. Après une heure et demie de baignade et de détente, nous retournons à la villa pour nous préparer pour le souper de fête. Nous avons une réservation à 19h au restaurant Tempus, recommandé par notre bijoutier. Arrivés les premiers, nous profitons d’une terrasse avec vue sur la marina et le coucher du soleil. Les cocktails sont délicieux et le repas exquis. En dessert, une surprise spectaculaire : un gâteau de fête avec chandelles et feux d’artifice. Trop généreux pour nous, nous laissons la moitié du gâteau. Après le souper, nous retournons voir notre bijoutier, Seyhmus, pour récupérer la nouvelle bague de Stéphanie. Avec un petit suspense orchestré, il montre la bague à tout le monde avant de la présenter enfin à Stéphanie. Le bijou est magnifique, parfaitement ajusté, et Stéphanie est ravie. Nous flânons ensuite dans les ruelles et les boutiques avant de rentrer. Cette fois, nous sommes moins fêtards que la veille. Le retour au parking se transforme en mini-drama automobile : une voiture stationnée en double juste à côté, une côte très raide, et une voiture manuelle à manœuvrer dans un espace restreint. Après plusieurs tentatives d’avance-recule-crampe, nous réussissons à sortir, mais le pare-chocs accroche le garde, laissant une bande noire comme souvenir de la soirée.   De retour à la villa, il fait trop noir pour bien voir les dommages…on regardera plus attentivement demain!  Malgré tous nous avons eu une belle journée   Journée 15 –Réparations et détente à la villa Samedi 11 juin 2022 : Le réveil se fait à 8h. Première surprise : le pare-chocs de la voiture a vraiment pris un coup, et la barre noire reste visible, la peinture ayant disparu. Initialement, Steve avait décliné le full assurance, préférant se fier à l’assurance de sa carte de crédit. Mais à la réflexion, gérer cela à l’aéroport 1heure avant le départ, ce ne sera pas le best et ce serait trop stressant et risqué de se faire avoir. Nous décidons donc de demander conseil au propriétaire de la villa, qui nous recommande un carrossier à 15 minutes de route. Nous le localisons via GPS et partons rapidement, car l’atelier ferme à midi.   Le garagiste nous accueille gentiment au coin de la rue. L’atelier est typique de la Turquie : modeste mais fonctionnel. Il ne parle pas anglais, mais avec des gestes et des photos, nous lui montrons la rayure. Il propose un “maquillage rapide” pour 10 $, mais le résultat reste très visible. Il nous conseille plutôt une réparation complète pour 40 $, incluant sablage, peinture et vernis, pour un résultat impeccable. Steve nous laisse dans la vieille ville et revient 1h30 plus tard : la voiture est comme neuve, ce qui nous évite un stress inutile à l’aéroport. Pendant ce temps, Stéphanie s’aperçoit que sa nouvelle bague est un peu trop serrée. Le bijoutier, qui avait également réparé une bague achetée lors de nos 10 ans de rencontre en Thaïlande, avait rapetissé cette dernière à la même taille, la rendant un peu petite pour les autres doigts. Lors de leur passage en ville, Stéphanie profite pour faire ajuster ses bagues : Seyhmus propose d’agrandir uniquement la bague des 10 ans tout en conservant la nouvelle à sa taille, afin qu’elle puisse porter les deux sur des doigts différents. Nous lui faisons confiance, sachant que ses doigts rétréciront au retour dans la fraîcheur du Québec.   Nous nous retrouvons ensuite tous pour dîner dans un petit café du vieux village. Le vent est violent et les vagues impressionnantes: nous décidons que ce sera une journée tranquille à la villa. Nous faisons l’épicerie pour le souper et sélectionnons un bon vin. Au menu : pâtes aux citrons, préparées avec les citrons que nous avions cueillis nous-mêmes à l’hôtel précédent.  

L’après-midi se déroule dans la détente: baignade dans la piscine, dégustation de fruits frais, limonade maison avec nos citrons et rédaction de quelques textes pour immortaliser nos souvenirs. La vue depuis la villa est absolument superbe.

   

Le souper se fait au coucher du soleil. Nous célébrons également la fête d’Audrey, qui devient officiellement majeure à minuit: 18 ans bien marqués dans le cadre idyllique de notre villa.

 

Journée 16 –Route vers Antalya et découverte des Chimères

Dimanche 12 juin 2022 : La journée commence tôt avec un moment spécial: Stéphanie et moi allons dans la chambre d’Audrey pour lui souhaiter Bonne Fête. 18 ans déjà,  la vie passe trop vite! Audrey est en Facetime au Québec avec Sophie, Po et Vincent, encore éveillés, mais sur le point de se coucher. Une belle façon de commencer notre journée réuni tous ensemble. Nous prenons un délicieux déjeuner sur la terrasse, profitant une dernière fois de la vue sur la villa avant de faire nos adieux. Avant de prendre la route vers Antalya, nous passons à la bijouterie récupérer la bague de Stéphanie. Seyhmus nous attend avec impatience et il est ravi que nous n’ayons pas oublié. Stéphanie essaie la bague: c’est la perfection.   La route vers Antalya dure environ 3 heures, sinueuse et spectaculaire le long de la côte. Les montagnes rocheuses plongent directement dans la mer turquoise, offrant des paysages à couper le souffle à chaque virage.

En chemin, nous arrêtons diner à Çıralı. La descente vers le village est intense avec ses courbes serrées et côtes abruptes, mais nous commençons à être habitués à ce type de routes. Nous dînons sur le bord de la mer, profitant de la brise marine et des vues panoramiques.

 

Non loin du village, nous découvrons les Chimères, un phénomène naturel unique: sur le mont Olympos, du gaz naturel s’échappe de la roche et s’enflamme spontanément, créant de petites flammes sortant directement de la montagne.  C’est quand même unique comme endroit.  Pour s’y rendre, nous grimpons 1 km dans la montagne de pins.  Le paysage est très joli et ça sent bon.  Toutefois, la montée n’est pas facile, car il vient juste de pleuvoir un peu et l’eau sur les roches brûlantes forment une humidité surnaturelle  — un véritable sauna naturel ! À l’arrivée, nous admirons le spectacle et voyons un père de famille cuire des guimauves pour ses enfants au-dessus des flammes naturelles. Une expérience vraiment mémorable.

   

Nous reprenons ensuite la route vers Antalya. La ville compte 1,8 million d’habitants et le trafic est intense. Nous atteignons la vieille ville, c’est une forteresse historique aux rues étroites et piétonnières. Les voitures y sont interdites, sauf pour les résidents ou les hôtels: le gardien vérifie notre réservation et nous laisse passer. Manœuvrer dans les ruelles étroites s’avère un défi, la voiture passe à peine.  Éviter les murs et les miroirs de la voiture demande concentration et patience…on ne veut pas devoir retourner au garage pour une autre réparation!  Nous nous égarons un peu et nous arrivons dans une impasse.  Stephanie sort trouver le chemin à pied, car continuer en voiture, c’est décourageant.  Finalement, elle se fait expliquer le chemin et nous trouvons un endroit pour faire un demi-tour.   Nous arrivons avec grand soulagement à notre stationnement d’hôtel. 

 

Une fois garés, nous décidons de laisser la voiture jusqu’au départ, trop stressant de circuler dans la vieille ville et la grande ville. La vieille ville est charmante, et nous aurons largement de quoi explorer demain sans sortir des murs fortifiés.

  Pour terminer la journée et fêter Audrey, nous partons à pied dîner sur une terrasse avec vue sur la mer et la marina. Les cocktails sont excellents et les pâtes aux fruits de mer délicieuses. Malgré les nombreux bars et chansonniers autour, nous sommes tout de même bien fatigués de nos dernières soirées et nous sommes moins festifs.  Nous rentrons nous coucher tôt, prêts pour la découverte de la vieille ville le lendemain.   Journée 17 –Dernière journée à Antalya Lundi 13 juin 2022 La nuit a été assez difficile, car plusieurs fêtards animaient les rues et les fenêtres de notre hôtel de style ottoman, pourtant charmantes, ne sont pas très étanches. Nous nous sommes donc fait réveiller à plusieurs reprises. Malgré tout, nous nous levons pour profiter de notre dernier déjeuner turc à Antalya, avec pain frais, œufs et olives, avant de partir explorer la vieille ville une dernière fois.  

Le soleil tape fort dès le matin, et nous sentons rapidement la chaleur monter à 32 °C. Nous arpentons les ruelles pavées, admirant l’architecture ottomane, les balcons fleuris et les petites boutiques regorgeant de tapis colorés, d’objets artisanaux et de céramiques peintes à la main. Chaque coin de rue semble raconter une histoire: fontaines anciennes, portes sculptées, et terrasses pleines de charme où l’on devine l’animation des habitants au quotidien.

Nous faisons quelques boutiques, flânons au gré des senteurs d’épices et de thé fraîchement infusé, et nous prenons le temps de photographier les façades colorées et les détails des mosquées. La vieille ville dégage un charme authentique, entre tradition et vie moderne, et nous profitons de ces derniers instants pour nous imprégner de l’ambiance locale.

   

Vers 16h, épuisés par la chaleur et nos longues marches, nous retournons à l’hôtel. Nous enfilons nos maillots et plongeons dans la piscine, savourant le contraste entre l’eau fraîche et le soleil encore brûlant. C’est un moment de détente bien mérité, qui nous permet de reposer nos jambes et de profiter de notre hôtel avant le départ.

  En soirée, nous repartons pour un dernier dîner dans la vieille ville, profitant d’un restaurant avec terrasse donnant sur les ruelles illuminées et les lanternes colorées. Le repas est délicieux, simple et savoureux, à base de mezze et de poisson frais. Après le souper, nous faisons une dernière promenade dans les ruelles, admirant les ombres et lumières qui donnent au quartier un air magique. De retour à l’hôtel, nous préparons nos sacs-à-dos, anticipant le départ tôt demain matin pour Istanbul. Chacun range ses affaires, s’assure que rien n’a été oublié, et se remémore les moments forts de ce voyage: les plages turquoise, le parapente, les couchers de soleil, les rencontres imprévues et les sensations uniques de liberté et de découverte.   Alors que nous nous couchons, un mélange de satisfaction et de nostalgie nous envahit. Le voyage touche à sa fin, mais les souvenirs, eux, resteront gravés longtemps dans nos mémoires. Notre road trip en Méditerranée nous a offert ses paysages, son histoire et son atmosphère; demain, Istanbul nous ouvrira de nouvelles portes et de nouvelles aventures.

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